Artistes et journalistes d’origine libanaise à l’unisson face au drame qui a frappé Beyrouth

Les explosions survenues à Beyrouth au début de la semaine dernière n’ont pas laissé de marbre nombre d’artistes et de journalistes d’origine libanaise qui se sont joints au large mouvement de sympathie et de compassion de toute la planète face à cette tragédie.

Cette catastrophe qui a entraîné pas moins 158 morts et près de 6000 blessés, a non seulement attristé le monde entier en ce mois d’août 2020, en pleine résurgence de la pandémie du Coronavirus, mais elle a surtout attisé les craintes quant aux risques de glissement du pays dans une guerre civile.

Ainsi, le chanteur Mika, natif de Beyrouth, a adressé un message déchirant où il a fait part de tout son dépit et de toute son émotion devant cet « apocalypse » qui a frappé le pays de son enfance, mais non sans formuler sa conviction que le Liban parviendra à se relever comme il l’a toujours fait.

Le chanteur britannique d’origine libanaise, dans une tribune publiée à JDD, le quotidien francophone libanais l’Orient Le Jour et le quotidien Correre Della Sera, s’est aussi insurgé contre le système politique qui régit le Liban en s’attaquant, en bon connaisseur de ce pays, aux facteurs qui ont conduit le pays vers le chaos, à commencer par la corruption, les divisions intercommunautaires, la guerre civile dans le pays voisin syrien, l’impotence des dirigeants libanais, et la crise économique qui ont plongé le Liban dans la situation inextricable actuelle.

Léa Salamé, la journaliste franco-libanaise, née à Beyrouth s’est, pour sa part, dite « abasourdie » par les explosions de Beyrouth.

Elle non plus, n’a pas caché toute sa tristesse en regardant les rues de son enfance « éventrée, détruite ». Et d’ajouter « Beyrouth est à terre ce soir, je suis loin d’elle, et j’en ai le cœur brisé ».