Ayant visiblement mal vécu les mesures de confinement décrétées en Italie pour juguler la propagation de la pandémie du coronavirus, le ténor italien Andrea Bocelli a été l’auteur d’un dérapage verbal, le lundi 27 juillet 2020, durant le sénat italien, où il s’était attaqué au dispositif mis en place par les autorités italiennes. Il s’est même dit « humilié et offensé » par ces mesures.

On imagine bien le tollé suscité par ces déclarations au sein d’une opinion publique italienne encore traumatisée par le bilan macabre du COVID-19 qui a fait 35.000 morts et plus de 247.000 personnes atteintes par le virus.

Deux jours après, la vedette italienne a effectué une rétropédalage en revenant sur sa déclaration – choc et en s’excusant auprès des italiens pour son écart de langage.

Le chanteur qui a été l’une des rares vedettes à se produire en période de pandémie, avait pourtant très dynamique dans la campagne de sensibilisation de la population italiennes sur les risques de contagion posés par la proximité sociale et le manque se respect des mesures barrières.

L’auteur du fameux album « Una notte nella Toscana » et de plusieurs chansons d’anthologie, avait pourtant déclaré, en mai 2020, qu’il avait été diagnostiqué atteint du coronavirus, le 10 mars 2020. Il avait décrit cette expérience comme un « cauchemar » ainsi que son épouse également touchée par le virus.

Pour rappel, aux moments forts de la crise, son concert dans la cathédrale de Milan à l’occasion des fêtes de Pâques, avait été suivi par des centaines de millions de spectateurs. C’est dire combien les moindres de ses propos sont scrutés de près et sont l’objet de commentaires et d’un débat intense.